La chapelle St André de Réveillon, près de La Ferté-Vidame


Située dans un écrin de verdure, à proximité immédiate de La Ferté-Vidame, ville du Duc de Saint-Simon, cette chapelle ajoute à son charme très romantique, un intérêt historique et artistique exceptionnel. Un excellent aperçu de la production artistique de l’époque.

Romane de naissance, puis remaniée aux XIIe et XVe siècles, la chapelle de Réveillon figure, en effet, parmi les rares églises à avoir conservé la totalité de son décor de peintures murales du XVIe siècle.
Tous les murs de la chapelle sont, en effet, couverts de peintures, d’une richesse de traitement et de thèmes véritablement exceptionnelle.
Sur le mur nord, le « dict des trois morts et des trois vifs » de près de 5 mètres sur 2, fait face à une autre scène de chasse « le miracle de St Hubert ». Sur le mur est, dans le chœur, sont représentés « le Jardin des oliviers » et « le baiser de Judas », tandis que, sur le mur ouest, un immense « Jugement dernier » surmonte la porte d’entrée.
On pourra se recueillir un instant, après la visite, sur la tombe presque anonyme de Michel Jobert qui, émerveillé par cette chapelle qu’il avait découverte alors qu’il présidait, à La Ferté-Vidame, le jury du Prix Saint Simon, a souhaité être enterré, au côté de son épouse, dans son minuscule cimetière.

Sans doute parce qu’il vouait une grande admiration pour le célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1675-1755), avec qui il partageait un goût certain pour l’ironie et la dérision.